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Méditation proposée par Roseline Avigdor

Roseline nous partage un conte adapté par Rosette Poletti et Barbara Dobbs, tiré du livre « Accepter ce qui est » :

Il était une fois dans une lointaine contrée, un père éploré qui tenait dans ses bras sa fille dernière-née. Cet enfant n’avait pas pu satisfaire sa faim depuis plusieurs jours et son père craignait pour sa vie.

Depuis des mois, il n’avait pas plu et les sorciers ne prévoyaient aucun nuage pour encore de longs mois. Alors, ce père nommé « Homme Droit » dans la langue de son pays, rassembla tous les hommes valides. Il leur rappela qu’il y avait au centre du village un arbre immense qui produisait toute l’année des fruits en abondance. Ces fruits, personne ne les cueillait car on savait depuis l’aube des temps que l’une des branches centrales de l’arbre donnait de bons fruits alors que l’autre branche produisait des fruits vénéneux apportant la mort. Au cours des siècles, on avait oublié quel était le bon côté.

« Homme Droit » dit aux autres hommes du village : « Voici, ma fille va mourir et je ne peux pas m’y résoudre. Alors, je vais monter dans l’arbre, je mangerai du fruit. Si je suis sur le bon côté, je vivrai et ferai vivre tout le village qui apaisera sa faim avec ces fruits dont l’arbre se couvre chaque nuit. Si je suis du mauvais côté, je mourrai, et vous saurez alors que c’est de l’autre côté de l’arbre qu0il faut cueillir les fruits. Si je meurs, promettez-moi que vous sauverez ma fille, que vous la nourrirez. »

Ainsi, cela fut fait. « Homme Droit » monta sur l’arbre, prit un fruit, le mangeant et…. vécut ! Dès ce moment-là, le village prospéra. Quelques mois plus tard, la pluie revint et les champs verdirent. Tout semblait aller pour le mieux.

Mais une nuit de pleine lune, des jeunes hommes du village se réunirent. Ils parlèrent du grand arbre et déplorèrent que celui-ci porte deux sortes de fruits. Ils ne pouvaient accepter que le danger de l’erreur entre les deux sortes de fruits persiste. Alors, ils décidèrent d’aller scier la branche qui donnait de mauvais fruits. Ainsi, cela fut fait. Fiers de leur action, ils allèrent se coucher.

Au matin, quel ne fut pas l’effroi des villageois : l’arbre tout entier était mort, les bons fruits jonchaient le sol avec les mauvais. L’extraordinaire ressource du village n’était plus !

« Les jeunes hommes n’ont pas compris qu’il n’y a pas de bien sans mal, de paix sans guerre, de vérité sans mensonge, et de bonheur sans souffrance. C’est ainsi que la vie est faite et la sagesse la plus profonde consiste à accepter ce qui est. »

publié le 11.11.2021

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